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Éd. Arléa, 1995

Olivier Bleys n’a pas l’âge de son écriture : cet auteur de vingt-cinq ans s’est amusé (la jubilation pointe à travers certaines phrases) à imiter les grands anciens, ceux que l’Éducation nationale impose à notre fréquentation. Un auteur qui se soucie autant de la langue nous régalera toujours plus que les tenanciers des fast-food avec leurs produits prédigérés.

Le Matricule des Anges

C’

est à l’abri de hautes murailles que le mage Théophilius a constitué la plus grande bibliothèque qui ait jamais été. Elle rassemble tous les livres du monde. Presque : un livre manque, le plus important, la signature qui éclaire l’œuvre d’art.
Pendant des années, il a cherché, en vain. Devenu vieux, il demande à ses sept fils de poursuivre la quête. L’un après l’autre, les fils partent à la recherche du livre ; l’un après l’autre, ils succombent à la peste, à la guerre, au voyage… Avec eux s’éteignent les dernières chances de trouver le livre tant convoité.

Lufio, le cadet, est l’ultime espoir de Théophilius. Mais Lufio refuse de consacrer sa vie aux livres ; lui ne vit que pour les femmes, le vin, l’aventure, tout ce que la vie offre de saveurs et d’éblouissements — la pulpe du monde.
Alors Lufio prend le large. Ivre d’amour et de lointains, il chevauche, il marche obstinément, sans but, jusqu’au jour où se dessine à l’horizon, scintillante et plus belle qu’un mirage… Istanbul, la ville de Soliman le Magnifique.
Cette rencontre va changer sa vie et le destin du livre.