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Livret | Olivier Bleys
Mise en scène | Florent Siaud
Chœur de chambre les Éléments (Nicolas Chesneau, Joël Suhubiette).
Régie générale : Anna Piatyszek
Scénographie et costumes : Philippe Miesch
Éclairages : Nicolas Descôteaux
Assistante à la mise en scène : Jane Piot
Design video : Thomas Israël
Production : Les Frivolités Parisiennes / Théâtre Impérial de Compiègne

TOURNÉE HIVER 2020

  CRÉATION LE 24 et 26 JANVIER 2020 au THÉÂTRE IMPÉRIAL DE COMPIÈGNE
REPRÉSENTATIONS LES 31 JANVIER, 1er, 4, 5 ET 6 FÉVRIER 2020 AU THÉÂTRE DE L’ATHÉNÉE – LOUIS JOUVET À PARIS.
REPRÉSENTATION LE 15 FÉVRIER 2020 AU THÉÂTRE À L’ITALIENNE DE SAINT-DIZIER.

Photo : Nicolas Descoteaux

rise cardiaque, séance de spiritisme, coups de feu… La mort rôde aux Bains Terminus où il ne fait pas bon être curiste ! Deux policiers mènent l’enquête dans cet établissement thermal où la frontière entre le monde des vivants et des morts s’avère très poreuse. Cette farce policière et fantastique, imaginée par l’écrivain Olivier Bleys et le compositeur Guillaume Connesson, a été donnée en création mondiale par le Théâtre Impérial de Compiègne et la compagnie Les Frivolités Parisiennes le 24 janvier 2020.

Vivre d’amour et d’eau fraîche, c’est une chose. C’en est une autre de mourir d’amour et d’eaux thermales… Né de la rencontre du romancier Olivier Bleys et du compositeur Guillaume Connesson, cet opéra-comique contemporain mêle les joies de la répartie, les plaisirs d’une enquête policière, le souffle du thriller, et les vertiges de l’amour au-delà de la mort. Une œuvre moderne à l’ancienne, menée avec finesse, humour, et parfumée de quelques gouttes de fantasmagorie.

Photo : Nicolas Descoteaux

Sur un livret d’Olivier Bleys, qui flèche l’intrigue vers un sentier spirite emprunté par de mystérieux fantômes, la mise en scène de Florent Siaud fait traverser la frontière de la mort à la passion amoureuse tandis que le compositeur Guillaume Connesson, lui, alterne les ambiances musicales dans une généreuse veine romantico-patchwork où le Grand Opéra se frotte au funk et les rythmiques samba aux bandes originales inquiétantes.

Guillaume Tion, Libération

On l’aura compris que, malgré son titre, le livret des « Bains macabres », signé Olivier Bleys, ne cherche pas à donner le frisson mais plutôt le sourire. Présentée comme un opéra-comique, c’est-à-dire associant musique et dialogues parlés, cette pièce joue l’ambiguïté de la définition, l’humour étant omniprésent dans cette histoire peuplée de fantômes.

Philippe Venturini, Les Echos

Réussite éclatante pour les bains macabres. […] Des rires fusent, plusieurs coups de feu claquent et l’opéra s’achève, aussitôt acclamé par le public du théâtre de l’Athénée Louis-Jouvet, évidemment conquis. […] la réussite de cette réalisation repose sur la grande harmonie du trio composition/livret/mise en scène, permettant au tout d’atteindre d’habiles équilibres, avec l’apparence du facile.

Yannick Foratier, Classique mais pas has been

Olivier Bleys réussit à nous entraîner dans cette histoire d’amour peu commune grâce à la beauté poétique de son histoire et de ses dialogues simples, sans trivialité.

Marc Portehaut, Classicagenda

Coup de coeur de Charles Arden !

La Dispute, France Culture

Pas de bon opéra sans un bon livret : nouveau dans le rôle de librettiste, le romancier Olivier Bleys – familier aussi de l’univers de la bande dessinée – a fourni un excellent matériau de départ à Guillaume Connesson. […] Deux grosses heures de plaisir et un immense éclat de rire final. Plongez sans hésiter !

Alain Cochard, Concertclassic

Il faut courir voir ce spectacle génial. Un opéra polar plein d’humour et de fantômes !

Foudethéâtre

Hormis Maupassant qui l’a utilisé avec brio dans Mont-Oriol, son cinquième roman, l’univers du thermalisme a rarement inspiré la littérature. Cet opéra-polar a su en faire son miel. […] Nous voici emportés dans un tourbillon sonore et visuel qui ira crescendo jusqu’à la fin. […] Tout s’enchaîne comme par magie au rythme d’une musique colorée, expressive, moqueuse, parfois violente ou sentimentale qui force l’admiration.

Brigitte Cormier, Forum Opera

Le public fait un triomphe à cette œuvre qui transforme la mort […] en un opéra-comique. […] La partition déploie ainsi ses phrases musicales aussi intéressantes et appréciables que celles du livret (signé Olivier Bleys) avec paroles poétiques, images savoureuses, suspens, situations cocasses.

Charles Arden, Olyrix

Sur un livret tout à la fois farfelu et terriblement romantique d’Olivier Bleys, Les bains macabres racontent l’histoire d’un amour éternel sur fond d’intrigue policière. Il y a de la bande dessinée et du cinéma à l’arrière-plan de ce scénario. Tout finira bien ou mal, selon le point de vue d’où on se placera.

Musicologie.org

L’écrivain Olivier Bleys, aussi sensible aux croisements artistiques que Guillaume Connesson, a élaboré un livret enlevé, drôle et haletant à cet opéra-comique, comme un scénario de cinéma, sans pour autant agir « à la manière de ». Le monde qu’il croque tangue entre les vivants et les morts, met face à des réalités sociales (les sites de rencontre sur internet), et trouve le juste milieu entre la parodie et la substance. Le charme suranné des cures thermales tinte avec le comique des personnages (la policière autoritaire et son acolyte zozoteur, le directeur sans scrupules) mais ne sombre jamais dans le ridicule. Le tournant de l’histoire d’amour au moment où Mathéo revient sur terre surprend par l’émotion qu’il dégage : Célia découvre son fiancé pour la première fois en chair et en os lors d’un duo poignant (« Laisse-moi te regarder ») qui redistribue les cartes. À la question « qu’est-ce qu’être humain ? », Olivier Bleys répond avec des variations rusées et des gourmandises rhétoriques.

Thibault Vicq, opera-online

Une musique savante et volontiers volubile – orchestration riche « à la française » […], amadouant le texte de Bleys à la fois quotidien et savamment contourné (clin d’œil, là aussi, aux librettistes du passé ?) […]. Plateau impeccable et monté sur ressorts […], direction elle aussi « label-qualité » d’Arie Van Beek.

François Lafon, Musikzen

Une réussite toutes catégories confondues, […] au rang des créations les plus abouties dans le domaine du théâtre mis en musique. Tout simplement. […] un spectacle subtil, audacieux, haut de gamme. Le livret d’Olivier Bleys (son premier), annoncé donc comme un polar, s’articule autour d’une enquête policière […]. Tragique donc… mais une occasion rêvée pour l’auteur de convoquer la fantaisie dans toutes ses déclinaisons. La dérision d’abord, car le second degré s’invite à chaque scène, jusqu’au dénouement (mais ne divulgâchons rien) et dès l’entrée des curistes aux Bains Terminus, qui prend des allures de réclame pour un savon de stars dans un bain moussant avant de tourner au cours de gym-yoga. Ensuite, les histoires de fantômes qui rodent parmi les vivants, et qui grommellent plutôt comme des zombies, mais immaculés de blanc et perchés dans les hauteurs. Enfin, la mythologie, au travers d’une évocation inversée du mythe d’Orphée franchissant un obstacle aqueux pour aller chercher sa bien-aimée, qui pose la question profonde de l’amour dans ou au-delà de la mort. Toutes ces strates légères et fantastiques s’ancrent dans un contexte on ne peut plus actuel – harcèlement sexuel au travail, messagerie électronique, police scientifique tout droit sortie de séries télé – mais sans insistance ni gravité ; d’ailleurs, l’employée sait plus que tenir tête à son patron, et l’adjoint à la commissaire tient plus de la bouffonnerie élémentaire que de ce cher Watson…

Regard en coulisse